I - Organisation

      L’organisation de la police scientifique suit des règles très strictes liée à son caractère judiciaire pouvant amener un homme en prison. Pour cela elle se doit de respecter des procédures codées qui semblent être mises à mal par les Experts. Premièrement nous allons aborder l’organisation sur les scènes de crime et dans le laboratoire , et dans un second temps nous allons observer les métiers de la police scientifique et leurs tenues.  
    Donc premièrement nous allons voir l’organisation sur la scène de crime et dans les laboratoires. En réalité, il existe plusieurs étapes afin d’exploiter une scène de crime sans la détériorer.

• Premièrement il y a ce que l’on appelle la fixation des lieux : des photos sont prises. L’appareil photo permet des gros plans (zoom) pour trouver de minuscules détails qu’on aurait pu manquer, mais aussi des plans larges permettant la réalisation de schémas. C’est le dernier souvenir du véritable souvenir de la scène de crime. Ces photos sont ensuite archivées afin d’être consultable tout au long de l’enquête. L'un est chargé de faire un plan de l'appartement, l'autre de photographier tous les détails de la scène. «Les photos servent à figer la scène de crime», explique-t-il (tiré de l'article de Julien Dumond du parisien, voir bibliographie). Il y a ensuite la collecte d’indices :

chevalier.jpg        Photo n°1 : fixation des lieux

•    On suit un schéma logique, il en existe trois types (on ne se déplace pas au hasard, chaque cm² est investi)

images-collecte-d-indice-2.jpgPhoto n°2 : Schéma des techniques d'investigation d'un crime

•    Chaque indice est numéroté à l’aide de chevalier (pancartes jaunes ), ceux-ci sont numérotés en centimètre et servent à donner une idée de la taille des indices par rapport à leur environnement :                                    chevalier2.jpg                             Photo n°3 : Chevalier avec graduation esn centimètres, www.youtube.com/watch?v=5OGySBsE088&feature=related

•    On va alors suivre un ordre logique lors du prélèvement d’indices sur une scène de crime :

-    Impacts de balles et douilles
-    Empreintes digitales
-    Eclats de verre
-    Echantillons de terre
-    Cheveux et fibres
-    Traces de sang
-    Observation du corps
-    Autres traces

Cet ordre logique permet une exploitation maximale des indices, mais surtout assure l’intégrité des preuves dans la mesure où tout contact avec un indice est potentiellement un temps où la preuve peut être détériorée. Pour collecter ces indices, le technicien peut utiliser un ruban adhésif notamment pour tout ce qui est de l’ordre du cm au mm voire micromètre.

Pour les douilles des pinces comme sur la photographie 1.  

 Dès leur arrivée sur la scène de crime les techniciens recherchent les empreintes visibles ou non visibles à l’œil nu. Penché sur un objet, un pinceau à la main, un policier y répand une poudre noire ou blanche et par de légers coups, l’excédent s’enlève : l’empreinte apparaît. Le technicien va alors appliquer un morceau d’adhésif puis le décolle d’un coup sec. On utilise des poudres magnétiques mais aussi fluorescentes. Le technicien prendra alors un « crimescope » (un illuminateur laser, c'est-à-dire un laser amplifié par une lentille) afin de révéler les traces : il émet une intense lumière, riche en énergie. Lorsque l’empreinte reçoit cette énergie, elle l’absorbe puis la réémet sous forme de lumière d’une autre couleur : phénomène de phosphorescence. "La mission de la matinée est de passer l'appartement au crimescope, une sorte de grosse boîte à chaussures munie d'une fibre optique au bout de laquelle une lampe émet une puissante lumière qui peut passer du blanc au vert... Cet appareil permet de révéler des traces latentes" tiré de l'article de Julien Dumond, du Parisien. 

 Enfin la dernière technique pour révéler des empreintes et qui est plutôt réalisé dans des milieux clos, est le fumage avec la Super Glu, un cyanoacrylate (à savoir une molécule adhésive des matériaux non poreux). Les fumées obtenues en faisant chauffer la colle à son point d'ébullition (environ 50°C) dans un espace confiné, flottent au-dessus de l'objet couvert d'empreintes. Les produits chimiques contenus dans les vapeurs adhèrent aux acides aminés (protéines et acides gras) de l'empreinte, formant une substance blanche qui peut être photographiée directement si l'objet est blanc, ou traitée ensuite avec des poudres noires ou grises puis relevée. L'adhérence de la colle en fait un bon sujet pour les poudres, et nombre de teintes fluorescentes. Cette phase fait intervenir ce que l’on appelle une polymérisation anionique des cyanoacrylates avec sa surface de contact :

L’initiation : L’humidité présente en très faible quantité sur les surfaces va amorcer la polymérisation. C’est plus particulièrement les ions OH- qui par addition nucléophile (c'est-à-dire qu’un réactif fortement nucléophile et un monomère faiblement nucléophile s’associe en formant des doublets liants entre les deux molécules. L’eau est un nucléophile car elle possède un doublet non liant, il y aussi d’autres matières nucléophiles sur les empreintes).

Formation d’un carbanion : L’assemblage des deux composants va alors créer une molécule intermédiaire chargé négativement.

Propagation : Ce carbanion va de nouveau se comporter comme un nucléophile en s’additionnant sur un deuxième monomère (parties de molécules intervenant dans une polymérisation). Ce phénomène se répète ainsi de suite j’jusqu’à l’obtention d’un polymère.

 polymerisation-des-syanocrylates-1.jpgPhoto n°4 : Polymérisation des cyanocrylates, http://www.chimia.ch/x_data/heft_pdf_edu/502912_100-102_columns_education_at_school.indd.pdf

Le sang est prélevé soit à l'aide d'un écouvillon, soit à l'aide d'une seringue. Le support sur lequel la tâche de sang se trouve peut-être découpé ou prélevé "Sur un tapis, une tâche de sang séchée. Elle sera découpée au scalpel pour être analysée en laboratoire" (tiré de l'article de Julien Dumond du Parisien). L’ADN salivaire est récolté avec une sorte de coton-tige stérile "Le technicien de l'IJ multiplie les prélèvements sur le corps et sur les murs. Pour cela, il utilise un coton-tige stérile qu'il frotte contre la trace. Si celle-ci a séché, il y mélange un sérum pour l'humidifier. Le coton-tige est ensuite replacé dans une éprouvette et placé sous scellé dans une enveloppe cartonnée" ( tiré de l'article de Julien Dumond du Parisien). De plus, le technicien afin de révéler des tâches de sang invisibles à l'oeil nu va utiliser le luminol (ou bien le crimescope qui révèle lui aussi des tâches de sang). En effet, le luminol étant un composé organique (C8H7N3O) bioluminescent, il va produire une lumière dite froide (aux alentours du bleu) lorsqu'il entre en contact avec un composé organique lors d'une réaction ayant lieu dans un milieu oxydant (oxydo-réduction). 

luminol-formule-topologique-1.jpg                                                                 Photo n°5 : formule topologique du luminol http://scene-de-crime.space-blogs.com/

 

On va rapidement expliquer comment cette réaction permet de mettre en évidence le sang. Le sang étant un liquide composé de plaquettes, plasma, hématies, et globules blancs, il contient du fer, de l'oxygène. Or le luminol dégage de la lumière en présence d'eau oxygéné. Cependant cette réaction est très lente (1 mois) et est donc peut exploitable. Mais le fer contenu dans le sang va avoir comme rôle celui du catalyseur, c'est à dire qu'il va accélérer la réaction (quasi immédiate). Une réaction d'oxydoréduction va alors avoir lieu. Dans notre cas l'oxydant est l'eau oxygénée (H2O2 )  et le réducteur est le luminol  (C8H7N3O2 ). Il y alors les couples redox pour l'eau oxygénée H2O2/H2O et pour le luminol C8H7N3O2/C8H5NO42-    

Une réaction d'oxydoréduction est une réaction qui fait intervenir un oxydant et un réducteur. L'oxydant est une espèce qui capte les électrons cédés par le réducteur. C'est pour cela que le Luminol a besoin d'un milieu oxydant pour pouvoir réagir.

 Dans notre cas l'oxydant est l'eau oxygénée H2O2 et le réducteur est le luminol C8H7N3O2 c'est donc lui qui cède des électrons. Il y a alors des couples redox (oxydant/réducteur ) : pour le luminol le couple redox est C8H7N3O2/C8H5NO42- et pour l'eau oxygénée le couple redox est H2O2/H2O.

oxydoreduction-du-luminol.jpg                                                                           Photo n°6 : oxydoréduction du luminol et de l'eau oxygénée

Le luminol est donc transformé en ion 3-aminophtalate (C8H5NO42-). De cette réaction ne résulte aucun dégagement de lumière thermique .L'ion 3-aminophtalate est dans ce cas dans son état excité, il retrouve ensuite son état de repos en dégageant des photons qui provoquent une lumière visible. "Le lavabo de la salle de bains est examiné au « Blue star », un produit chimique qui permet de révéler par une couleur bleue des traces de sang effacées. « Oui, il y a des traces »" : on voit que le Bluestar (qui est un dérivé du luminol en moins toxique et donc plus utilisable) est utilisé sur la scène notamment dans les lavabos ou salles de bain (lieu où l'on enlève souvent les traces de doigts). Il se développe aussi une nouvelle technique permettant de trouver de l'ADN et de l'extraire à partir du luminol. Il faut tout fois faire attention aux interprétations car le luminol peut révéler le cuivre, le sang dans les urines, scelles et avec le sodium de l'eau de Javel.

luminol-salle-de-bain.jpg                                                      Photo n°7 : utilisation du luminol dans un lavabo http://scene-de-crime.space-blogs.com/

Lors de cette phase les sens des techniciens sont en alerte : la vue (il faut vite relever les traces et les recueillir avant que les pas d’intrus ou la pluie (pour l’extérieur) ne détruise tout indice), le toucher (il suffit d’une infime quantité de matière ou fluide pour identifier l’ADN, c’est pour cela que chaque trace jugée anormale est relevée quel que soit sa pertinence ). En effet, "Le laboratoire peut faire le tri. Mieux vaut ramasser trop que pas assez" extrait de l'article de Julien Dumond. 

• La police judiciaire va ensuite investir les lieux et examiner les indices afin de mener son enquête.

On va ensuite faire un croquis de la scène faisant la synthèse de toutes les preuves s’inscrivant ainsi dans une logique de dessin d’observations scientifique pratiqué à notre niveau en SVT. Ces schémas font la synthèse de toutes les preuves trouvées et servent à effectuer une vision globale de la scène de crime en complément des photos prises lors de la fixation. Il y a ensuite la mise sous scellée avec une technique datant du Moyen-Age avec de la cire, bien que de l'adhésif soit aussi utilisé. Enfin on envoie des preuves au laboratoire.  
Nous allons ensuite comparer ces méthodes aux experts :

image1-expert.jpg

                         Photo n°5: Photo prise du t-shirt d'un corps http://videos.tf1.fr/les-experts-manhattan/

image2-expert.jpg                       Photo n°6 : Photo prise de la main du corps http://videos.tf1.fr/les-experts-manhattan/

image3-expert.jpg                            Photo n°7 : Fixation des lieux http://videos.tf1.fr/les-experts-manhattan/

 Commentaire des photos 5, 6, 7 : On peut remarquer sur ces photos qu’il y a bien effectivement une fixation des lieux comme dans la réalité. Chaque partie du corps est prise en photo d’un plan assez près afin d’en voir les détails. Cependant, ceci n’arrive pas dans la réalité puisque comme on peut le voir il y a en même temps que les photos, une fouille sur le corps de la victime.

image4-experts.jpgPhoto n°8 : Récupération de terres  http://videos.tf1.fr/les-experts-manhattan/

mise-sous-scelle-des-preuves-1.jpg                           Photo n°9 : Mise sous scellé des pièces à conviction www.youtube.com/watch?v=5OGySBsE088&feature=relat mise-sous-scelle-des-preuves-2.jpg                        Photo n°10 : La mise sous scellé officiel www.youtube.com/watch?v=5OGySBsE088&feature=relat

echantillon-de-terre.jpgPhoto n°11 : Au laboratoire les preuves  http://videos.tf1.fr/les-experts-manhattan/

 Commentaire des photos 8, 9, 10, 11 : On peut voir que la collecte des lieux et la mise sous scellé des preuves. Chez les experts, la boite n'est pas fermée hermétiquement, alors que l'on voit qu'en réalité un sceau est appliqué.

    Le laboratoire suit lui aussi une organisation bien particulière qui diffère dans les Experts. Le premier laboratoire français est l'INPS(2001), à savoir un établissement public à caractère administratif divisé en 6 laboratoires (Lyon, 2 à Paris, Lille, Toulouse et Marseille). Celui de Lyon est le plus important  car il pilote les autres. Ce laboratoire est sous la tutelle de  la DGPN (direction général de la police nationale) et dirigé par un policier  de la Police nationale (Frédéric Dupuch). Il existe aussi le laboratoire de la gendarmerie :   l'institut de Recherche Criminalistique de la Gendarmerie Nationale (IRCGN). Qu'ils appartiennent à la police ou à la gendarmerie ces laboratoires ont un rôle et une organisation assez similaires (cependant ceux de la police sont plus renommés). Tout d'abord ils sont tous deux divisés en secteurs d'expertises : Biologie génétique, Documents traces papillaires et autres traces, Balistique, Traces technologiques , Stupéfiants, Toxicologie, Incendie explosion, Physico Chimie. Le laboratoire s'occupe des scellés qui sont envoyés soit par l'officier de police judiciaire ou par le juge d'instruction si une information judiciaire a été ouverte. Le rôle du laboratoire va alors être de fournir différentes analyses par l'intermédiaire de différents experts, mais en aucun cas de mener l'enquête ou bien d'interpréter les résultats trouvés (rôle de la justice) comme nous le dit Dr Olivier Pascal patron d'un laboratoire : "L'ADN fait partie d'un faisceau d'éléments. Lorsqu'une trace est découverte sur une scène de crime, il reste à savoir quelle signification donner à sa présence" (dans l'article de l'Express du 2 février 2011). En effet, seulement un rapport est fournie à la fin des analyses aux autorités de justices. Les laboratoires se doivent de respecter des règles très stricte d'hygiène et de qualité puisqu'ils font partie à part entière de la justice et peuvent potentiellement faire accuser des suspects. Ces laboratoires sont sollicités pour les affaires de meurtre mais aussi pour des délits mineurs tels que ceux de drogue, informatique ou d'incendies ... Nous allons donc comparer le laboratoire à celui qui nous est présenté dans les experts à travers 2 vidéos :

                                                                                                  

Vidéo n°1 : Tour dans les laboratoires des experts

                                                                                                         

Vidéo n°2, de0'18 à 2'30 reportage sur le laboratoire avec la vue de différent secteurs

Commentaires des vidéos 1 et 2 : On remarque tout d'abord que les deux laboratoires sont tout deux bien divisés en sections d'activités. En ce qui concerne la balistique à 2'22 et 0'36 on observe une différence dans le type d'arme utilisé (des fusils d'assaut avec plutôt des gros calibres dans les Experts alors que dans le laboratoire on a plutôt des pistolets ou fusil correspondant mieux au type de meurtre que l'on trouve le plus souvent). On remarque aussi une différence dans l'esthétique du laboratoire avec un laboratoire des Experts beaucoup plus épuré et récent correspondant à l'esthétisme télévisuel alors qu'en réalité il y a des espaces exigus et en désordre correspondant plus à la mission scientifique nécessitant de toujours chercher et donc de trouver différentes manières de résoudre le problème sachant que la première n'est pas toujours la bonne. Ce qu'il y a de frappant c'est aussi la taille des machines utilisées : on voit que dans les Experts tout est réduit alors que dans la réalité et par exemple dans le service ADN, les machines sont aussi grosses que les hommes (1'32). Enfin d'un point de vue scientifique le laboratoire des experts semblent peut fournit dans la mesure où l'on ne voit que microscope, spectromètre, éviers, fioles éparpillés alors qu'en réalité il y en a tout un tas. Ceci paraît logique puisque la série est dans l'optique de l'esthétique où l'acteur est au centre de l'écran et où la machine ne peut lui faire de l'ombre alors qu'en réalité le scientifique doit savoir tirer le maximum de plusieurs machines.

    Deuxièmement nous allons parler des acteurs et de leur tenues. Après avoir observé le travail sur la scène de crime et au laboratoire nous allon nous intéressé aux différents métiers de la police scientifique, à leur rôles et tenues. Puis nous les comparerons à ceux des experts :

 


A

B

C

Scientifiques

Ingénieurs

Techniciens

Agents spécialisés

Policiers

Commissaires

Officiers de Police

Gardiens de la Paix

Administratifs

Attachés

Secrétaires

Agents et adjoints

 Tableau présentant tous les métiers mis en jeu par une enquête, http://tpe-police-sc.jimdo.com/annexe/b-administration-de-la-police-scientifique/

  • Technicien PTS (bac+3, License dans les spécialités) ou TIC dans les services de gendarmerie  : Au laboratoire, le technicien a pour mission de mettre en œuvre les procédés d’analyses, d’examens demandés par l’ingénieur du secteur auquel il est affecté. Ils peuvent avoir un travail administratif et notamment pour la coordination des systèmes informatiques (banque d’empreintes, ADN …). Notamment ce sont eux qui s'occupent du fichier national automatisé de génotypage, recensant presque 1 million d'habitants français. Ils doivent aussi encadrer les agents spécialisés mise à leur disposition. Sur la scène de crime en tant que membre de l’identité judiciaire,  assurent la signalisation des personnes, la fixation de la scène de crime, la recherche et la révélation des traces et indices. Ils effectuent des examens techniques à la demande des enquêteurs ou des magistrats. Ils peuvent être donc recrutés selon ces spécialités : Balistique, Biologie, Electronique, Identité judiciaire, Informatique, Hygiène et sécurité, Mesures, Photographie …
  • Agents spécialisés PTS (baccalauréat, concours d’entrée interne). Il a à peu près le même travail qu’un technicien. Il s’occupe de la mise en évidence des traces sur une scène de crime, de la signalisation en commissariat, de clichés photographiques … Cependant il a des responsabilités beaucoup moins importantes que le technicien qui a lui beaucoup plus de gestion de personnels et budgets. Il est donc uniquement sur la scène de crime à la recherche d’indices et doit donc posséder de grandes qualités de concentrations et d’observations. Il doit aussi assister aux autopsies afin de prendre en cliché les endroits possibles de la mort mises en évidence par le médecin, tout comme un technicien. Il doit remettre un rapport sous forme de rapport technique au technicien qui va lui même le transmettre à la hiérarchie.

Bien qu'ils puissent être présents sur la scène de crime et au laboratoire, ils ne le sont jamais dans une même enquête et de plus leurs spécialités vont pour la majorité des cas les astreindre à un seul domaine d'analyses le plus important étant celui sur la scène de crime. Ils sont en contact avec les personnels judiciaires et policiers présents sur la scène de crime est sont à leur disposition et à leur écoute. Ils doivent donc mettre en évidence un certain nombre d'indices tout en évitant les interprétations afin de garder un esprit le plus critique possible sur le lieu du délit et de ne pas oublier des indices cruciaux. Ces acteurs ayant des rôles similaires nous allons comparer leurs tenues simultanément."En combinaison blanche. A l'intérieur, chacun est recouvert de la tête au pied par une combinaison blanche : charlotte pour les cheveux, chaussons pour les pieds et masque pour le visage. Cet équipement donne très chaud. L'objectif est pourtant primordial : ne laisser aucune trace supplémentaire" de l'article de Dumond du Progrès, nous explique assez bien les tenues portés par ces personnels dans la nécessité de ne pas polluer la scène de crime. En outre ces métiers sont prenant moralement et physiquement comme nous le montre l'article du progrès, ils peuvent être réquisitionné à n'importe qu'elle heure de la journée puisque le crime ne s'arrête jamais. Ils sont aussi pris par la vue de la mort à laquelle ils sont y habitués mais qui fait toujours mal : "Nous allons prendre une douche, expliquent les deux experts de l'IJ. Hormis les problèmes d'odeur et de transpiration sous les combinaisons, nous éprouvons le besoin de nous laver pour oublier. Même si nous sommes habitués, il arrive parfois de penser en voyant un corps qu'il pourrait s'agir d'un proche... "

tic-est-son-materiel-sur-une-scene-de-crime-1.jpg                                Photo n°11 : Tic et son matériel de prélèvements sur la scène de crime, http://www.aisnenouvelle.fr/article/faits-divers-%E2%80%93-justice/les-dossiers-de-lete-techniciens-en-investigation-criminelle-bienvenu 

materiel-d-un-tic-laser-luminol.jpg               Photo n°12 : Malette des traces latentes (crimescope + luminol), http://www.aisnenouvelle.fr/article/faits-divers-%E2%80%93-justice/les-dossiers-de-lete-techniciens-en-investigation-criminelle-bienvenu

experts-en-enquete.jpg                                   Photo n°13 : Techniciens faisant une enquête de voisinage http://videos.tf1.fr/les-experts-manhattan/

Commentaire des photos 11,13 et 8 : On voit une nette différence de tenue entre un expert pourvu de gants et un technicien totalement recouvert des pieds à la tête afin de ne pas polluer la scène de crime. L'expert va donc par sa respiration pouvant contenir de l'ADN, par ces traces de chaussures et par les fibres présentes sur ses habits (ou cheveux et poils) contaminer la scène de crime qui ne pourra être réexploiter. On peut évidemment penser que les séries font cela dans un but d'esthétique avant tout car une scène de crime est dans la réalité beaucoup moins ouverte et polluer. A noter de plus que dans les experts, le technicien de laboratoire et de terrain sont le plus souvent associés de même qu'ils peuvent suivre plusieurs enquêtes. Ils ont aussi une autre fonction ,qui 'est pas la leur en réalité, représentée dans les Experts à savoir  l'enquête de voisinage (officiers de police).

technicien-de-laboratoire-1.jpg               Photo n°14 : technicien au laboratoire, http://www.bloc.com/article/travail/metiers-et-formations/technicien-de-laboratoire-20080702.html

experts-au-labo.jpg                                                Photo n°15 : technicien au laboratoire http://videos.tf1.fr/les-experts-manhattan/

Commentaire photo 14 et 15 : L a tenue semble être la même (gants et blouse ; mais pas de lunettes alors que l'on manipule des produits chimiques pouvant être dangereux !). On remarque une différence d'environnement plus épuré dans la série alors que dans le laboratoire tout un tas de produits siègent sur le bureau.

  • Ingénieur PTS (bac+5, Master dans les spécialités énoncés ou des masters regroupant plusieurs de celle-ci) : Ils doivent concourir aux missions de l’identité judicaire de leur service d’affectation. Ils ont donc de façon diverse comme rôle d’effectuer des examens, analyses, contestations demandés par les autorités de justices s’occupant des délits constatés (magistrats, services de police/gendarmerie …). Ils vont donc mettre en place des protocoles (développées dans la partie III) permettant l’observation, la mise en évidence de faits scientifiques (recherches en criminalistique). Leur rôle est de vérifier le travail fait par le technicien de laboratoire et de le transmettre à la hiérarchie sous une forme de rapport scientifique qui se rapproche de conclusion scientifique faite par des élèves (hypothèse, analyse, constatation, vérification de la thèse ou non). En conséquence, ils ont une fonction d’encadrement du personnel tel que les techniciens, agents. A ce titre ils peuvent recevoir la direction de service de police scientifique (catégorie A comme un commissaire qui dirige son commissariat). En effet la hiérarchie du laboratoire et la suivante et est majoritairement composé d'ingénieurs ayant progressé : chef de section, adjoint chef de section, chef de groupe, analystes (ingénieurs débutants, technicien ou ASPTS). Ils reçoivent leur affectation en fonction de leur spécialité et de la demande sur le territoire. Les spécialités sont à peu près les mêmes que celle du technicien mais demande une maîtrise plus poussée afin de mieux mettre en œuvre des procédés de révélation efficace. Il travaille 8 heures par jour et ont des délais imposés par le juge à respecter pour chaque analyse.

C'est le métier le mieux retranscrit dans les experts car il intègre de nombreuses caractéristiques de la profession, gestion d'une équipe, responsable vis à vis de l'autorité, donne une interprétation aux preuves trouvées (tout en laissant la justice juger des cas en fonction des preuves et autre ressources policières). En effet, il peut être présent sur la scène de crime (inexistant dans la réalité) mais passe la plus grande partie de son temps dans son bureau derrière un ordinateur à faire de l'administratif.

taylor-en-discussion-avec-un-officer-de-police.jpg      Photo n°16  Taylor, le chef du service en discussion avec les autorités http://patrickyong.files.wordpress.com/2008/06/csinyyouonlydieonce003qy61.jpg

Commentaire photo n°16 et 7 : On voit donc premièrement que le chef de service correspondant à l'ingénieur est dans son bureau, rapport à la main et en train de discuter avec des officiers judiciaires. Son rôle est de leur expliquer le lien entre l'enquête et les preuves trouvées. Dans la réalité seulement un rapport écrit est transmis mais des échanges sont tout à fait possible. Cependant dans la photo 7 on le voit sur la scène de crime afin d'aider une technicienne, ce qui n'arrive pas dans la réalité. Sa tenue est conforme à celle d'un cadre supérieur et se retrouve dans la réalité dans la mesure où elle correspond à celle des fonctionnaires de la bureaucratie et peu de pratique réel dans le laboratoire malgré la mise en place de protocoles de mises en évidence.

Enfin, nous allons brièvement expliquer comment une enquête a lieu, et comment les acteurs interviennent au fur et à mesure de son avancement. Dans le passage de la vidéo suivante, il y a une très bonne explication de la procédure française.

                                                 

                                                                                          Vidéo n° 3, de 2'38 à 4'20 explication d'une enquête judiciaire

Commentaire vidéo n°3 : Pour résumer une enquête voit tout d'abord un directeur d'enquête prendre les décisions pendant 8 jours sous la tutelle du procureur de la république. Les TIC sont en charge de l'enquête de terrain (à ce stade les techniciens et les agents spécialisés interviennent) et le procureur organise de perquisitions, interrogatoires. Au bout de cette semaine, le juge d'instruction va ouvrir une information judiciaire et va ainsi pouvoir demander des expertises par les laboratoires de la police ou de la gendarmerie  afin de prouver l'innocence d'un individu ou sa culpabilité. (Pendant cette période les ingénieurs et techniciens de laboratoire entre en jeu et se mette à la disposition du juge)

     En conclusion, les différences entre expert et réalité sont nombreux mais quelques similitudes existent. Afin de rendre la série plus facile à comprendre en terme d'organisation et de hiérarchisation, on assiste à une fusion de certaines professions, ou bien à une simplification des techniques mises en oeuvre sur la scène de crime.(voir la bibliographie pour les sources utilisées, couleur rouge)  Nous allons maintenant voir cette comparaison dans les traces trouvées et techniques utilisées pour voir si on retrouve les mêmes ou bien que les différences sont moindre. Ces parties sont organisées selon le même plan afin de les faire correspondre plus facilement.

 
 
 
 

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Date de dernière mise à jour : mercredi 07 Mars 2012

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