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II - Les traces trouvées

Sur une scène de crime, il est possible de trouver de nombreuses traces laissées tant bien par la victime que par l’assassin. Ainsi les scientifiques cherchent ces traces, afin d'orienter au mieux leur enquête. Grâce à ces traces, ils peuvent inculper un suspect, l'innocenter, ou découvrir des indices sur la vie de la victime ... Les traces sont donc essentielles dans une enquête criminelle, et chaque indice a son importance. On peut les diviser en deux catégories, les traces organiques et non-organiques. Par ailleurs, nous verrons dans un dernier point, le travail du médecin légiste, spécialiste de la recherche et de l'identification de traces sur le corps de la victime.

 

 

I. Traces organiques

 

Les traces organiques ont rapport avec le corps.

 

 A. Les empreintes digitales


Tout d’abord, on trouve les empreintes digitales. Une empreinte digitale consiste en un mélange produit par les sécrétions naturelles des trois glandes sudoripares principales du corps humain. La sueur et autres sécrétons dégraisses s'écoulent par les pores de la peau, ainsi que les particules provenant de la desquamation continue de l'épiderme, ainsi que des éléments contaminants ( sang, graisse, poussières ). Des fluides se déposent sur des supports lisses en laissant un dessin qui reproduit le contour des crêtes de la peau. Le dépôt varie beaucoup d'un sujet à l'autre, et chez un même individu, en fonction de l'âge. En effet la surface de la peau n’est pas lisse, cela permet que les objets ne nous glissent pas entre les doigts, ce sont les crêtes. On peut classer ces crêtes en plusieurs catégories ou familles : les boucles, les arcs et les verticilles.

 

arc-2.png

boucless-1.png

verticille.png

ARC

BOUCLE

VERTICILLE

(http://scene-de-crime.space-blogs.com/)

Ensuite, les experts s'intéressent à des détails beaucoup plus précis: les minuties. Ces minuties se distinguent par la trifurcation, la bifurcation, l'îlot, l'arrêt de ligne, le crochet, l'embranchement et le lac. ( voir schéma ci-dessous)

les-minuties-2.jpg

(tirée de Le monde des Ados n°210)


Il faut 12 points de concordance entre une empreinte trouvée sur une scène de crime et l'empreinte d'un suspect, pour qu'elle soit considérée comme lui appartenant.

          

     B. L’ADN et l'empreinte génétique


L’acide désoxyribonucléique, plus couramment appelée ADN, est une molécule renfermant l’information génétique. C’est le support de notre patrimoine génétique qui contient 25 000 gènes nécessaire au fonctionnement de notre organisme. C’est une carte d’identité génétique propre à chacun d’entre nous. Personne au monde n’a la même identité génétique, excepté des vrais jumeaux. Toutes les cellules de notre organisme contiennent de l’ADN (sang, urine, sperme, cheveux, salive, postillon, éternuement …). Qu’est ce que l’ADN ? C’est une longue molécule de 2m, constituée de deux brins enroulés en double hélice, qui se trouve au fond des cellules, à l’intérieur du noyau. Chaque brin est un assemblage de quatre bases azotées A (adénine), T (thymine), G (guanine), C (cytosine), associées à un squelette de carbone et de phosphate. Plus de 99.1% de l’ADN est non-codant, et le 0.1% restant fait la différence entre les individus et suffit à les distinguer.

adn-image-2.gif(http://www.tpe-adnpolicescientifique.fr/I_Evolutions_a_travers_l_histoire.G.htm#I_Evolutions_a_travers_l_histoire.G)

 

La méthode du Dr Jeffreys, un généticien, consiste à établir une sorte de code barre à partir de l’ADN, c’est l’empreinte génétique. L’ADN est extrait des cellules, puis découpé en fragments. Une fois alignés, ces fragments constituent une empreinte génétique. La probabilité que deux personnes aient la même empreinte génétique est d’une sur plus d’un milliard. Attention ! Une identification par l’ADN n’est jamais sûre à 100% , car en cas de lien de parenté, la probabilité que deux personnes est la même ADN est de 1 sur 100 000.

dr-jeffreys-empreinte-genetique-1.jpgLe Dr Jeffreys avec une empreinte génétique à la main

 http://www.google.fr/imgres?q=docteur+alec+jeffreys&um=1&hl=fr&safe=strict&biw=1440&bih=703&tbm=isch&tbnid=2K6elLl_J__ZuM:&imgrefurl=http://www.telegraph.co.uk/news/features/3631518/Great-Britons-Awards-2006.html&docid=_QlRPD6LNLWnCM&imgurl=http://i.telegraph.co.uk/multimedia/archive/01154/portal-graphics-20_1154806a.jpg&w=416&h=280&ei=yp0zT-OgJ-eh0QWOpsyjAg&zoom=1&iact=hc&vpx=765&vpy=164&dur=3140&hovh=184&hovw=274&tx=116&ty=86&sig=102628242176074816668&page=1&tbnh=157&tbnw=227&start=0&ndsp=20&ved=1t:429,r:3,s:0

         

     C. Les cheveux et les poils


Un cheveu peut trahir son propriétaire. En effet, un cheveu donne toujours de précieuses informations. Un Homme perd en moyenne 50 à 100 cheveux par jour. Les experts ont donc bon espoir de trouver des cheveux sur la scène de crime, reste ensuite à déterminer si ils appartiennent à la victime ou à son agresseur. Dans de rares cas, on peut extraire de l'ADN de cheveux trouvés, mais il faut que la racine soit intacte car c'est la seule à contenir des cellules encore vivantes où se trouvent l'ADN. Or, souvent, la racine est abimée d'où la chute du cheveu. On peut caractériser une personne selon le cheveu trouvé : 

- selon l'âge (cheveux blancs, des cheveux d'enfants sont plus fins et moins colorés que des adultes)

 - selon la nature (frisé, raide, brun, blond  ...)

- selon si le cheveu est teinté. on peut alors identifier la marque de la teinture ...etc

- selon la manière dont le cheveu est coupé (au rasoir, l'extrémité est en biseau)

- selon la dernière coupe effectué (plus la dernière coupe est ancienne et plus les extrémités sont effilochées, fourchues)

Enfin on détecte dans les cheveux, tous résidus de drogues, poisons ou autres produits toxiques. on peut ainsi apprendre si la victime a été empoisonnée ou quelles sont ses différentes consommations.

Les poils se différencient selon la zone où ils se trouvent : poils pubiens ou reste du corps. la racine du poil," le bulbe, renferme des cellules qui se multiplient rapidemment et s'assemblent pour former la tige du poil."

 le-poil.jpg

(tirée de La science contre le crime)

 

La tige du poil est formée du cuticule, de l'écorce et de la moelle. Avec une analyse ADN, on trouve à qui appartient le poil. Attention cependant! les poils humains sont différents des poils d'animaux. la disposition des écailles n'est pas la même, ainsi que la lageur de la moelle et de l'écorce.

 

     D. Le sang

 

Les traces de sang ont une importance capitale dans les scènes de crime. Elles renferment des indications précieuses sur la victime, sur la manière dont elle a été tué mais parfois sur le meurtrier lui-même. Les techniciens étudient beaucoup les éclaboussures et les formes de tâche de sang. de là on peut en déduire la position de la victime et du tueur ,au moment du meurtre. Les gouttes de sang sont souvent de tailles différentes. Plus le sang tombe de haut et plus il s'écrase brutalement en laissant une grosse tâche. Dans notre TPE, nous nous interessons particulièrement à la série Les Experts, mais dans le cas du sang nous pouvons nous penser à la série Dexter, où le personnage est spécialisé dans l'étude du sang et de ses trajectoires. En effet, les techniciens utilisent le théorème de pythagore pour retrouver l'inclinaison de la trajectoire d'une goutte, et d'autres théorèmes mathématiques plus complexes.

Une goutte de sang permet de déterminer un groupe sanguin et contient de l'ADN. Il existe 4 groupes sanguins : A, B, AB, O et les rhésus (antigène des globules rouges) positifs ou négatifs. Une goutte de sang contient des millions de globules rouges (transportant l'oxygène) et des milliers de globules blancs (luttant contre les microbes). L'ADN s'extait des leucocytes plus couramment appelés globules blancs.traces-sang-1.jpeg

 

 

     E. Autres traces organiques

 

Il existe d'autres traces organiques que celles déjà présentées, que l'on ne trouve pas tout le temps, cela dépend de la scène de crime. il y a les traces d'urine, de sperme (en cas de viol par exemple), de sueur, de salive. De ces traces, on en extrait l'ADN pour pouvoir identifier à qui elles appartiennent. Elles peuvent parfois amener à l'arrestation d'un coupable. 

On peut aussi trouver sur un cadavre, des insectes ou des vers. Ils permettent d'identifier la décomposition du corps et donc savoir à quand remonte la date du décès en fonction des espèces trouvées et de leur stade développement. En général c'est la mouche bleue qui apparait en premier sur un cadavre en décomposition. 

mouche-bleue-09.jpgmouche bleue 

 

 

 

 

II. Les traces non-organiques


 

        Les traces non-organiques n'ont pas rapport avec le corps mais avec des matières, des objets ...etc


     A. Les traces de passage

 

Parfois, on petu trouver des traces sur une scène de crime, dîtes de passage, comme les empreintes de pas, ou celles de pneus de voiture. Si la scène de crime se trouve à l'extérieur, on peut identifier des empreintes dans un sol boueux ou mou, dans la neige, et même sur un sol dur comme l'asphalte utilisé pour le revêtement des chaussées. 

Dans le cas de traces de pneus, on a des indications sur la cylindrée de la voiture, voire sa marque, mais c'est l'usure du pneus qui les identifie à coup sur. Ces traces permettent aussi de déterminer la vitesse du véhicule au moment du choc (dans le cas d'un accident de voiture par exemple) 
traces-pneu-3.jpegtraces-pneus-2-1.jpeg

Traces de pneus

(Google image "traces de passage")


Dans le cas d'empreintes de pas, on peut savoir la pointure de l'agresseur, parfois même jusqu'à la marque de chaussures et le magasin où elles ont été achetées (par exemple si c'est une édition collector où à tirage limité). De plus la distance entre les pas et la profondeur d'une trace peuvent indiquer la taille et le poids de l'individu, et donc affiner la recherche sur le coupable.

 

ces empreintes sont très précieuses car on trouve ,dans les interstices des semelles ou des pneux, des traces de terre. Or le sol a une composition particulière qui dépend de la roche du sous-sol. Ainsi, les minéraux trouvés dans ces interstices permettent de vérifier la concordance entre la terre trouvée sur la scène de crime avec celle trouvée sur la chaussure d'un suspect ou sur les pneus d'un véhicule. 


bottes-chaussures-empreintes-de-chaussures-vecteur-materiel-15-1529.jpgEmpreintes de chaussures

(http://fr.freepik.com/vecteurs-libre/bottes-chaussures-empreintes-de-chaussures-vecteur-materiel_514177.htm)

 

     B. Les fibres

 

Il arrive que l'on trouve des fibres comme des brins de fils, de tissus ... Ces fibres sont analysées pour déterminer leur composition, savoir si c'est du coton, du lin, du synthétique ...etc. On peut identifier des fibres sur le corps de la victime en particulier si il y a une bagarre. Alors, on trouve sous les ongles de la victime des fils arrachés aux vêtements de l'agresseur. Si les fibres trouvées sur un suspect corespondent à celles trouvées sur la victime, on peut supposer qu'il y ait eu un contact entre eux. 

1007686-tissu-de-coton.jpgFibre de coton

(http://www.larousse.fr/encyclopedie/nom-commun-nom/textile/96856)

 

     C. Arme à feu


Le principe d'une arme à feu est d'expédier un projectile grâce à l'énergie libérée par l'explosion d'une poudre. Une pression sur le détente d'un pistolet actionne une tige munie d'un ressort, le percuteur, qui frappe violemment la cartouche. La balle qu'elle contient est alors projetée le long du canon avant d'être éjectée vers sa cible. 

capture-du-2012-03-03-15-47-26.png Pistolet 

(Montage photos tirées de Le monde des Ados)


pistolet.jpgIntérieur d'un pistolet

 

La cartouche contient une balle ainsi qu'une douille avec sa réserve de poudre. Lorsque le percuteur s'abat sur la cartouche, l'étincelle produite enflamme la poudre, ce qui libère des gaz. Prisonniers de la cartouche, ceux-ci exercent une pression sur la balle et l'éjectent dans le canon tandis que la douille est expulsée. 

cartouche-rayee.gifSchéma d'une cartouce d'arme à feu, modèle à droite

(http://chasse.lussac.free.fr/les%20munitions.htm)

 

Les armes sont désignées par leur calibre, le diamètre du projectile ou de l'intérieur du canon. La valeur du calibre est exprimée en millimètre ou en pouces. Par exmple le .357 Magnum est un pistolet de calibre 9mm soit 0,357 pouces. Plus le calibre est gros plus l'arme fait des dégats. 

 

Une balle est cylindrique et elle tourne sur elle-même en sortant du canon. Ce mouvement de la balle s'explique par la présence de rainures gravées dans le canon qui guide la balle. Ainsi on peut identifier le pistolet auquelle la balle appartient grâce aux rainures présentes sur la balle tirée et qui correspondent à celle du canon. 

 

Dans Les Experts, le policier pour préserver les empreintes possibles, ramasse le pistolet en glissant un style dans le canon. C'est inconcevable dans la réalité ! Si il agissait ainsi, il rayerait le canon et il serait alors impossible d'identifier si les balles proviennent de ce pistolet. De même, une balle ne peut pas projetter une victime en arrière et la plaquer contre un mur.

 

    D. Les armes blanches

 

Elles piquent : épées, aiguilles

Elles tranchent : rasoirs, cutters, haches

Elles piquent et tranchent : couteaux, poignards, sabres

Les armes blanches doivent leur nom à la constitution de leur lame en métal blanc.

Lors d'un crime à l'arme blanche, le meurtrier ne laisse que très rarement son arme sur place. Le médecin légiste devre alors émettre des hypothèses à partir de la forme et de la taille de la plaie.

 

armes-blanches-121930.jpgExemples d'arme blanche

 

 

 

Les traces trouvées, qu'elles soient organiques ou non organiques, indiquent de nombreuses choses sur le crime et l'acteur de ce crime. Dans cette partie, nous analysons seulement les traces en elles mêmes et non ce que les experts en font. C'est pourquoi les traces trouvées dans les séries scientifiques telles Les Experts sont similaires à celles que relève la police scientifique. Ainsi il n'y a pas de différences au niveau des traces trouvées. Cependant on peut préciser que dans les séries, il y a toujours des indices qui suffisent à régler le crime, et que les traces sont identifiées très vite. En réalité, les experts mettent beaucoup plus de temps à récolter les traces nécessaires puis à les identifier. Mais bien sur, dans les séries, il faut que le crime soit résolu dans les 50min de l'épisode, tout doit donc aller très vite. 

 

Maintenant nous allons nous interésser au travail du médecin légiste, le spécialiste de la recherche et de l'identification des traces sur le cadavre, dont le travail est majeur pour la suite de l'enquête.  

 

 

III. Le médecin légiste


Le médecin légiste pratique une autopsie dans le but de comprendre les causes et les circonstances de la mort ... Et peut-être remonter jusqu'à l'auteur du crime. Le corps de la victime est transporté à l'institut médico-légal, la morgue pour être autopsié.  Le médecin légiste et son assistant se préparent et enfilent leurs tenues. A portée de main se trouvent tout un tas d'instruments utiles à l'autopsie. Tout doit être parfaitement propres et stériles pour éviter toutes contamination du cadavre et donc souiller les possibles traces. L'examen du corps se déroule en deux parties : examen interne et examen externe.

 - l'examen externe :

Les caractéristiques physiques de la victime sont relévés : sexe, âge, taille, poids et les détails (tatouages, piercing ...etc). Les particules suspectes sur la peau sont prélevées : poussières, fibres. Elles sont envoyées au laboratoire pour analyse car elle proviennent peut-être de l'agresseur. Ensuite, il recherche des traces de blessures, de griffures, d'hématomes ou de plaies. Apres une blessure, différents types de globules blancs arrivent successivement sur la plaie. Selon la présence des uns et des autres, le médecin pourra déterminer combien de temps la victime a survécu. Si la blessure a été provoquée après la mort, alors les globules blancs seront absents. Selon la forme de la plaie, le médecin détermine l'arme utilisée : couteau de cuisine, à double tranchant, poignard ... Dans une blessure causée par un couteau, le médecin introduit une fine baguette et messure son inclinaison. Ainsi, il en déduira la position de l'agresseur, et parfois même sa taille, quelle main tenait l'arme er comment le coup a été porté. Mais pour savoir si l'arme a provoqué la mort, il faut ouvrir le corps.

-l'examen interne :

Le nédecin légiste incise le cuir chevelu, il découpe a boiite crânienne selon une ligne circulaire passant par le front, les temps et l'arrière de la tête. une longue incision du menton jusqu'au pubis, ainsi que la section des côtes donnant accès au thorax et à l'abdomen. Chaque organe est ensuite minutieusement analysé, pesé, mesuré et toutes anomalies notées (ex : traces de coup, hémorragies internes ...) 

autopsie.jpg

Découpe de la boîte crânienne

( Le Monde des Ados)

La présence de poison ou de somnifère sera recherchée dans les prélèvements sanguins et d'organes envoyés au laboratoire. Le squelette est examiné et radiographié pour y débusquer la moindre fracture. Ensuite, on s'interesse à l'estomac de la victime et au dernier repas ingurgité. Si des restes sont retrouvés dans l'estomac, cela signifie que le décès remonte à 3 ou 4 heures maximum après le repas. Au-delà les aliments passent dans l'intestin et il devient plus difficile de dater la mort. 

 

Avec toutes ces informations, le médecin légiste rédige un rapport. Une fois l'autopsie achevée, il reconstitue le corps et le recoud afin de le rendre "présentable" pour le famille de la victime.

 

Dater les blessures :

Le médecin examine les plaies au microscope et y recherche des traces d'inflammation, une réaction auquelle la peau rougit, se gonfle et des globules blancs affluent en masse afin de lutter contre des microbes (comme quand on se coupe). Or cette réaction ne se produit plus après la mort. Ainsi on sait si la blessure date d'avant ou d'après la mort. L'inflammation évolue pendant 1 à 2jours on peut donc même savoir à quand remontent les blessures. 

 

Suivre la balle : 

En traversant le corps de la victime, la balle se déforme et emporte avec elle des fragments d'os qui agrandissent le trou de sortie. Sur la peau, là où il y a des traces de poudre et de fumée, c'est par où est entrée la balle. On a ainsi déterminer l'orifice d'entrée et celui de sortie de la balle. 

balles-autospie.jpg(Voir les sciences La science contre le crime)

Le cas d'un étranglement ou pendu :

Dans les deux cas la victime meurt par asphyxie car les vaisseaux sanguins du cou comprimés ne peuvent plus apporter au cerveau l'oxygène dont il a besoin. La trace laissée sur la peau du cou en cas de pendaison, la corde soumise au poids du corps est tirée, côté nuque, vers le haut et sa trace dessine alors un V inversé. En cas d'étranglement, la trace est circulaire et horizontale. Dans ce cas, il y a des marques de lutte sur la peau car la victime a essayé de se défendre. Lors d'un étranglement, la police recherche en premier lieu les empreintes digitales que l'assasin a certainement laissées sur le cou de sa victime. 

balles-autospie-4.jpg
Mort par asphyxie, mort par pendaison, mort par strangulation

Incendie : 

Un incendie entraîne la mort par brûlure mais le plus souvent par suffocaton, il n'y a plus d'oxygène dans l'air, ou par intoxication au gaz comme le monoxyde de carbone. A l'autopsie, le médecin légiste recherche des traces de fumée et de particules carbonisées dans les voies respiratoires. Les fortes températures provoquent des déchirures de la peau mais le sang ne s'écoule pas car il coagule à cause la chaleur. Les médecins définissent sept degrés de brûlures : au premier la peau est juste rougie (coups de soleil), au cinquième les brûlures atteignent les muscles, et au septième le squelette est détruit.

 

Noyade :

Le légiste prélève de l'eau dans les poumons de la victime ainsi que du sang  et des fragments d'organes qu'il envoie au laboratoire. Si l'eau est entrée dans les poumons puis est passée dans le sang alors la victime respirait et son coeur battait quand elle s'est noyée. L'eau prélevée contient des algues qui peuvent être identifiées et donc savoir où c'est produit exactement la noyade en fonction de la nature de ces algues. Si la personne est déjà morte lorsqu'elle est jettée à l'eau alors elle ne respire plus et donc ses poumons ne se remplissent pas d'eau.

Un noyé flotte car le corps a la même densité que l'eau. Ce sont des vêtements lourds qui peuvent le faire couler.  

 

Quelques comparaisons ... 

c-s-i-miami-serietv-32-g.jpg

c-s-i-miami-serietv-20-g.jpg

(les deux photos sont tirées de http://www.toutlecine.com/images/tag/0001/00013541-medecin-legiste.html)

  balles-autospie-1.jpg

(Voir les sciences. La science contre le crime )

 

On remarque que sur ces trois photos tirées de la série Les Experts Miami, le médecin légiste ne porte pas de cache sur ses cheveux, dans les phtotos 1 et 2 ils ne sont même pas attachés. Le médecin légiste doit aussi porter un tablier plastifié, un masque et deux pairs de gants, ce qu'elle ne fait pas. De plus les deux personnages à ses côtés sont habillés en civil, ce qui n'est pas reglémentaire. Tout ceci ne prend pas en compte l'hygiène et la stérilisation de la morgue. Ce serait inconcevable dans la réalité, car le risque que le corps de la victime soit souillée par d'autres traces est multiplié. 

b2r2-l2giste.jpg

Cette photo est tirée d'un épisode des Experts. On voit que le médecin légiste  s'apprête à découper la boîte crânienne comme le ferait un vrai médecin légiste. Une fois encore l'acteur qui joue le rôle du légiste n'a pratiquement pas de protection alors qu'une telle incision produit beaucoup de sang. Il faut donc une blouse qui couvre les bras et même un tablier.

 

 

Extrait 1 Youtube (ci-dessus) : Comment maquiller un corps dans la série Les Experts. L'homme dans la vidéo s'appelle Matthew Mungle, le spécialiste du maquillage sur le tournage de la série.

Extrait 2 Youtube (ci-dessous) : C'est le même homme que dans la vidéo précédente. Là on visite l'endroit où sont fabriqués de faux cadavres selon l'histoire de l'épisode.

 

Extrait 1 : On remarque qu'il y a une immense mise en scène pour coller au plus près d'une vrai blessure. C'est tellement réaliste que l'on y croirait presque. Mais attention tout cela ne reste que du cinéma. Tout est fait pour plaire et impressioner le spectateur. On voit comment le maquilleur travaille pour réaliser la blessure. A la fin de la vidéo, on voit aussi la fausse victime maquillée, allongée sur la table de travail du médecin légiste dans son laboratoire. 

Etrait 2 : L'homme sur la vidéo nous montre les différentes réalisations effectuées pour créer de faux corps, qu'il nous explique. Au début de la vidéo, deux têtes sont montrées  dont l'une a été spécialement conçu pour une ouverture de crâne. Ensuite, le corps allongé par terre,  a été conçu pour une autopsie de l'intérieur du corps. Ces spécialistes des "effet spéciaux", tentent de réaliser un cadavre qui colle au mieux à la réalité pour plonger le spectateur au coeur de l'action. Le spectatteur a alors l'impression que tout est vrai. 

 

Le rôle du médecin légiste est important dans le déroulement de l'enquête. Il étudie le corps de la victime pour trouver des informations sur la mort de cette victime et donc affiner les recherches de l'assassin. Nous avons vu qu'il y avait quelques divergences entre le vrai travail d'un médecin légiste et celui dans Les Experts. De plus dans la série, tout est fait pour faire croire à la réalité du cadavre et des blessures. 

Ainsi, les traces ont été relevées, et le médecin légiste étudie le corps. On va alors pouvoir les analyser et en tirer le plus d'informations possibles. Pour cela nous étudierons les techniques et technologies utilisées.



 

 

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Date de dernière mise à jour : Mercredi 07 Mars 2012

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